
7 juillet 2011 - Suite à la «note de base» rendue publique et proposée aux partis politiques le 4 juillet par le formateur Elio Di Rupo, l'Union Wallonne des Entreprises appelle à la mobilisation régionale...
Le point de vue de l’UWE s’articule en 3 axes :
1,- |
Pour la première fois depuis longtemps, la Belgique dispose d’un document reprenant les thèmes essentiels à l’avenir du pays, qu’il s’agisse de réforme des institutions ou de questions socio-économiques. A ce titre, les efforts du formateur et de ses prédécesseurs méritent le respect, et la prise en considération. L’UWE traduit en cela le sentiment de la population, qui ne comprendrait pas qu’un parti politique - quel qu’il soit - verse dans l’irresponsabilité en refusant de discuter ce document avec honnêteté et courage. |
2,- |
Dans les domaines concernant les entreprises : si les thèmes principaux sont traités, l’UWE est loin de partager toutes les vues du formateur, notamment en matière de fiscalité et de législation du travail. L’UWE prend cependant cette note pour ce qu’elle est, c’est à dire un document de négociation. Pour fixer sa position, l’UWE utilisera, entre autres, les six critères repris dans les recommandations européennes récemment faites : réforme du système de négociation collective et d’indexation des salaires, renforcement de la participation au marché du travail, renforcement de la concurrence en matière d’énergie, réduction du déficit public, remédiation aux faiblesses du secteur financier et maîtrise des dépenses liées au vieillissement. Le baromètre final sera l’augmentation des investissements et de l’emploi privé. Par ailleurs, les mesures concrètes à prendre pour exploiter au maximum l’apport de Bruxelles en tant que pôle économique majeur seront de première importance. |
3,- |
Quelle que soit la portée des transferts de compétences vers les Régions et les Communautés, la Wallonie disposera certainement de davantage de moyens d’action et de responsabilités qu’aujourd’hui. Une autre Wallonie se dessine, avec des compétences inédites. Il ne faut pas sous-estimer l’ampleur du changement. Il n’y a pas lieu, non plus, de s’en effrayer, mais bien de s’y préparer, en gardant le cap du développement régional par un soutien fort et sans ambigüité à l’entreprise privée de la part du gouvernement, des syndicats et de la population. La concertation serrée entre autorités publiques, entreprises et syndicats sera plus que jamais indispensable et l’UWE y appelle sans tarder ! |